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Lutter contre la précarité menstruelle : pourquoi c’est si important ?

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Écrit le 
21/10/2020
 par 
Jade Martin-Krumm

Aujourd’hui, des centaines de millions de femmes dans le monde rencontrent des difficultés d’accès aux protections hygiéniques pendant leurs règles. Qu’il s’agisse d’un manque de moyens financiers en raison du coût des produits hygiéniques, d’un manque d’information ou même d’un manque d'infrastructures adaptées comme l’accès à l’eau potable, la précarité liée aux règles touche de nombreux pays. En France, des associations se battent pour faire baisser les dépenses individuelles en protections périodiques et les rendre ainsi accessibles à toutes. Grâce à leur militantisme, des initiatives voient progressivement le jour pour lutter contre la précarité menstruelle. Zoom sur ce problème de société encore trop souvent tabou !

Qu’est-ce que la précarité menstruelle?

La précarité menstruelle en chiffres

Cette forme de précarité touche près de 500 millions de femmes dans le monde.Selon les chiffres de l’association Règles Élémentaires (première association française de lutte contre cette forme de précarité), l’achat de protections périodiques représente également un problème pour 1,7 million de femmes en France. Elle touche principalement les femmes sans domicile fixe, celles en situation de précarité et les étudiantes.Pour toutes ces femmes, l’achat de protections hygiéniques représente un budget encore trop élevé.

Plus grave encore, selon une étude de l’IFOP, près de 130 000 jeunes filles françaises manqueraient régulièrement l’école par manque d’accès aux protections hygiéniques pendant leurs règles. Comme si le manque de confiance en soi que l’on peut ressentir au moment de la puberté ne suffisait pas !

Notons d’ailleurs que le tabou autour des menstruations fait aussi des victimes dans le monde. En 2019 au Kenya, une jeune écolière s’était suicidée après avoir été humiliée par sa prof à cause de ses règles. Une tragédie qui en dit long sur la honte que les jeunes filles peuvent encore ressentir vis-à-vis de leurs règles…

Le coût des règles

Entre les protections périodiques(serviettes, tampons, coupes menstruelles ou culottes lavables), les médicaments contre les douleurs de règles (le plus souvent en automédication donc non remboursés), les vêtements tachés ou le linge de lit à remplacer, ainsi que les soins gynécologiques… une femme dépense plusieurs milliers d’euros au cours de sa vie !

Alors, bien sûr, il existe désormais des solutions plus économiques et écologiques en ce qui concerne les menstruations, comme la cup qui coûte entre 15 et 30 euros et dont la durée de vie peut aller jusqu’à 10 ans. Il y a aussi les serviettes hygiéniques lavables qui coûtent en moyenne une petite dizaine d’euros l’unité et les culottes menstruelles lavables dont le prix oscille généralement entre 30 et 50 euros l’unité.

Le souci c’est que même si ces solutions durent dans le temps, elles représentent tout de même un investissement au départ. Or, celui-ci peut déjà être trop conséquent pour celles qui ont du mal à boucler leurs fins de mois. Et bien sûr, toutes ces solutions durables ne peuvent convenir dans le cas où l’on n’aurait pas accès facilement à de l’eau et du savon, comme c’est le cas notamment pour les femmes SDF en France.

Des répercussions sur la santé des femmes

Lutter contre la précarité menstruelle devient alors essentiel. En effet, lorsqu’elles n’ont pas facilement accès à des protections adaptées, certaines femmes confectionnent elles-mêmes leur protection hygiénique avec ce qu’elles peuvent (du journal, du papier toilette…)

D’autres prolongent volontairement l’utilisation de leur protection au-delà de la durée conseillée pour faire des économies. Tout cela favorise le risque d’infection et peut entraîner de graves conséquences sur la santé, comme le syndrome du choc toxique. Ce dernier est provoqué par l’usage de tampons ou de coupes menstruelles de manière prolongée. La stagnation du sang dans le vagin favorise le développement de bactéries qui produisent des toxines dangereuses capables de pénétrer dans la circulation sanguine et d’atteindre les organes. Cette maladie infectieuse est rare, mais peut être mortelle ou entraîner l’amputation de membres infectés.

Lutter contre la précarité menstruelle

Les initiatives des associations

Certaines associations multiplient leurs efforts pour soutenir les femmes en situation de précarité liée à leurs règles. C’est le cas notamment de l’association RèglesÉlémentaires créée en 2015. Son objectif ? Venir en aide aux femmes en difficulté, mais aussi briser le tabou autour des règles. Comment ? En menant par exemple des campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux, en organisant des ateliers d’information, des interventions dans les écoles, et en collectant des produits d’hygiène intime pour les femmes dans le besoin via une plateforme citoyenne.

En quelques clics, n’importe qui peut donc organiser sa propre collecte ou participer à l’organisation d’un événement de sensibilisation. L’association coordonne ainsi tout un réseau d'organisatrices et d’organisateurs de collectes partout enFrance et ailleurs.

Normaliser les menstruations, c’est également le combat de certains collectifs comme Ça Va Saigner. Celui-ci a déjà organisé plusieurs rassemblements, lancé des actions coups de poing sur les réseaux sociaux en invitant les jeunes femmes à y afficher leurs règles et adressé une pétition au gouvernement pour réclamer des solutions concrètes.

Outre les collectes, les associations réclament la mise à disposition gratuite de produits de qualité dans des lieux clés (foyers d’hébergement, établissements scolaires…), la création de bons d’achat pour les personnes les plus précaires, un élargissement de la prise en charge des frais liés aux règles par les mutuelles et enfin, l’installation massive de distributeurs de produits d’hygiène intime payants dans les lieux publics. D’ailleurs, quelques établissements scolaires sont déjà engagés depuis plusieurs années dans cette dynamique pour leurs étudiantes.

Le rôle du gouvernement

En 2016, le gouvernement français a baissé la taxe sur les protections hygiéniques à 5,5 % au lieu de 20 % (dites-vous que celles-ci étaient alors taxées au même niveau que les produits de luxe !) Depuis considérés comme des produits de première nécessité, les serviettes et les tampons demeurent malgré tout un luxe pour de trop nombreuses femmes démunies.

2020 marque alors une première vraie victoire pour les associations ! En effet, le gouvernement a annoncé en février sa volonté d’expérimenter la distribution gratuite de protections périodiques dans plusieurs lieux collectifs. Désormais, des étudiantes, des femmes détenues, précaires ou sans-abri peuvent donc en bénéficier plus largement grâce au budget d’un million d’euros débloqué pour lutter contre la précarité menstruelle.

La position de Nostrum Care

Notons également que la lutte contre la précarité menstruelle est soutenue par Nostrum Care qui propose un forfait permettant à ses adhérentes de se faire rembourser tampons, serviettes hygiéniques et cups jusqu’à 70 euros chaque année. Une première en France ! Et les jeunes hommes aussi ont d’ailleurs droit à ce montant pour en faire profiter leur entourage. Il n’y a plus qu’à espérer que cette initiative inspire d’autres assurances.

Comment ? Tout simplement via notre plateforme accessible sur smartphone. Vous n’aurez qu’à prendre en photo le justificatif de votre achat puis à le télécharger sur votre application mobile. Nous nous chargerons ensuite de rembourser votre dépense en protections hygiéniques. Eh oui, c’est ça une assurance dans l’air du temps !C’est une assurance qui a compris vos besoins et qui s’efforce de vous simplifier la tâche au maximum pour vos remboursements. Alors, ensemble, faisons changer les règles !

Pour aller plus loin : La contraception en France | où en est-on aujourd'hui ?

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